Discours prononcé à l’occasion des cérémonies de La libération d’Arles

(rédigé par Georges Carlevan)

D’après le rappel historique de Julien CHAVOUTIER prononcé pour le 20ème anniversaire de la Libération d’Arles le 22 aout 1964.

« SOUVENEZ VOUS ! » disait Julien.

Le 22 août 1944 commençaient les combats pour la Libération d’Arles.

Depuis 4 ans des hommes, nos camarades mouraient (en combattant).

Ces hommes n’étaient pas mobilisés, sans uniforme, suspectés par l’ennemi, c’était la torture et toujours la mort.

Ils savaient cela et ils étaient VOLONTAIRES.

Mardi 22 août 1944.

Les Allemands font sauter le Central Téléphonique et le Pont Réginel.

Les F.F.I. de Pierre POULY occupent l’Usine Electrique de Pont de Crau préservant le courant électrique pour la Ville.

En ville, vers 15 heures Georges TINARAGE et les Milices Patriotiques déclenchent les hostilités.

L’assaut est donné sur la Kommandantur du jules César, la Sous-Préfecture, la Caserne Calvin, la Mairie.

Julien organise une ligne de défense pour la nuit des remparts de la Cavalerie au Pont des Flâneurs, 2,5 km de front à tenir avec 150 hommes sans armes lourdes.

Mercredi 23 août 1944.

Les nazzis reprennent l’offensive à 7H30. Les barricades sont montées Place Lamartine.

Entre 8H30 et 13H les combats font rage. Les allemands reculent jusqu’à la rue Pierre SAXY. Ils enlèvent 20 otages.

Ultimatum de CHAVOUTIER « pour un Français malmené, 10 prisonniers allemands seront tués ». Les otages sont libérés.

Les guérilleros d’Antonio VICENTE sont entrés en action.

Ordre de repli sur une ligne définie à l’avance. La pression nazzies s’accentue. La situation devient alarmante. On envoie chercher des renforts à Port St Louis et Mas Thibert, 25 hommes et 2 mitrailleuses arrivent en camion.

Ordre 48 de Julien ; « s’établir défensivement et tenir coûte que coûte du Rhône au pont des Flâneurs ».

La nuit est calme.

Au petit matin du 24 on envoie des patrouilles de reconnaissance sur le front de chaque section. Les Allemands ont battu en retraite après avoir fait exploser le surplus de munitions.

Les premiers détachements américains arrivent en cours de journée.

Arles s’est libérée par ses propres moyens.

Le bilan est lourd, au total 239 morts en tenant compte des victimes des bombardements.

Au lendemain de la guerre, la ville d’Arles s’est vu attribuer la Croix de Guerre avec Etoile d’Argent.

« Souvenons-nous ! » disait Julien.

N’OUBLIONS PAS ! disons-nous aujourd’hui PERPETUONS ce souvenir. Ils le méritent bien !

VIVE ARLES

VIVE LA REPUBLIQUE

VIVE LA FRANCE.

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